Témoignages

Imprégnez-vous de ces histoires vraies, touchantes et inspirantes de personnes qui ont surmonté des épreuves, un pas à la fois.

  • Dans la vie, on a tous "nos p'tites misères" comme disait l'autre! Pour ma part, des dysfonctions familiales, des séparations, des deuils et j'en passe. Par chance, jusqu'à maintenant j'ai pu compter sur une aptitude, venue de je ne sais où, à avoir confiance en l'avenir. Je pense que j'ai toujours eu cette certitude qu'après la pluie vient le beau temps. Même sans voir lumière au bout du tunnel, je sais qu'elle est là. Ça doit être ça qu'on appelle la résilience. En tous cas, c'est ce qui m'a toujours menée à "faire un pas". Car c'est souvent le premier pas qui est difficile à faire, surtout quand on se retrouve au tapis... Comme un bébé qui chute, on a mal, on pleure et on cherche éperdument les bras enveloppant de quelqu'un qui nous réconfortera, le temps que la douleur passe et qu'on se remette sur pied. Sauf qu'une fois adulte, on admet difficilement qu'on a mal, on n'ose plus pleurer et on sait encore moins par quoi remplacer les bras accueillant de maman! Si vous allez mal, pensez à une stratégie qui pourrait vous convenir et parlez-en à quelqu'un, une personne que vous savez solide et en qui vous avez totalement confiance. Si vous allez bien, peut-être pouvez-vous être cette personne, solide et en confiance, qui permettra à quelqu'un d'autre de "faire un pas" ;-))
    Chantal Paquet
  • Le père de ma fille nous a volontairement quittées lorsque j'ai appris que j'étais enceinte. Ma fille a grandi en moi même si j'étais seule. Comme je vivais de la tristesse et de l'isolement, j'ai eu recours à un Centre de ressources périnatales pour m'accompagner dans cette aventure. Ensuite, à 35 ans, le père de ma fille nous a retrouvées. Il a été avec nous jusqu'au jour où je suis à nouveau tombée enceinte. Malgré le fait qu'il nous avait promis d'être à jamais avec nous, il nous a, à nouveau, abandonnées. Ce second départ m'a démolie. J'ai sombré dans une grande noirceur et j'en suis même arrivée à planifier ma mort. Toutefois, je ne pouvais me résigner à passer à l'acte sachant que ma fille serait seule. J'ai donc pris mon courage à deux mains et je suis allée consulter et j'ai pleuré ma vie. Arrivée en 2ème année, ma fille à commencé à souffrir d'anxiété et à avoir des difficultés à l'école. Incapable de trouver un remède à ses problèmes, j'ai composé le numéro de téléphone de son père et je lui ai passé le combiné. Après 2 ans sans contact et 1 heure de conversation avec elle, il lui a demandé de revenir auprès d'elle. Malheureusement, la vie en avait décidé autrement. Peu de temps après son retour, le père de ma fille apprit qu'il était atteint d'un rare cancer. Malgré toutes les fois où il nous avait abandonnées, nous l'avons accompagné dans sa bataille pendant 3 ans. Il a rendu l'âme en septembre dernier. Comme la vie fait parfois bien les choses, ma demande d'aide au CLSC fut acceptée 3 semaines avant sa mort. Nous avons donc eu la chance, ma fille et moi, de faire la connaissance d'une excellente travailleuse sociale qui nous a préparées à l'inévitable et qui nous a aidées à passer au travers de cette terrible épreuve. Après quelques mois de deuil, elle nous aide maintenant à renouer avec la vie et à croire en des jours meilleurs. Merci à elle et a tous les intervenants sociaux qui se consacrent au bien été des autres !
    G. L.