Témoignages

Imprégnez-vous de ces histoires vraies, touchantes et inspirantes de personnes qui ont surmonté des épreuves, un pas à la fois.

  • Le 15 mars 2004, une agression pour voler mon porte monnaie me fit balancer dans un enfer sans nom. J'ai perdu ma carrière artistique de 27 années au Québec et en France. J'ai dû fermer mon Théâtre Contre la Violence qui me permettait de travaille avec les jeunes de la rue depuis six ans et les aînés depuis deux ans. Ma santé fut pénible, une séparation sentimentale s'en suivie et je fus en état de survie durant plus de six ans. Se sont les professionnels de la santé qui ont fait une différence dans ma réparation vitale. Rien ne fut facile, mais le fait d'avoir été encadré m'a permis de respirer, me recentrer, me retrouver dans ma nouvelle réalité. Les abus d'enfance et un viol à l'âge de 21 ans avaient refait surface, mais par le biais d'une thérapie, que je poursuis encore, j'ai fait des deuils, j'ai compris, j'ai grandi... Un pas à la fois... puis, une rechute et un autre pas à la fois qui me font dire, aujourd'hui, que le plus gros fut accueilli, conscientisé et m'a fait grandir spirituellement. Comme je travaillais contre la violence de part mon art, je ne croyais jamais qu'un jour, cette violence mettrait fin à ma carrière artistique, alors que je fus agressé deux jours avant que je m'installe à Paris pour poursuivre ma carrière. Seul, je n'aurais jamais vu le bout du tunnel... et mes amis et famille n'étaient pas outillés pour m'aider. Se sont les professionnels de la santé qui m'ont aidé et aussi pour ma demande de l'IVAC (Indemnisations Victimes Actes Criminels) avec lesquels je dois maintenant vivre le reste de mes jours. Il me reste beaucoup à guérir, voilà onze ans que je n'ai pas connu d'intimité amoureuse et onze ans à ne pouvoir sortir le soir. Toutefois, j'ai fait un pas à la fois qui se sont accumulés et m'apportent aujourd'hui, une qualité de vie que je n'espérais pas au début de la thérapie. Rien n'est facile lorsque la douleur et la souffrance est si présente, j'en sais quelque chose. Toutefois, il est possible, avec de l'aide et le professionnalisme de la santé pour un pas vers un nouveau départ, mais avec toute l'expérience de notre vie. Que la vie soit bonne et toute douce avec vous.
    Stephen-Guy Sévigny
  • À 15 ans, mon père a claqué la porte. Il préférait sa bière à sa propre famille. Ça s'est produit un mois avant qu'on emménage dans une autre ville. Nouvelle vie, nouvelle école, puberté et famille en crise. Tellement de changements difficiles pour une période de la vie qui n'est déjà vraiment pas évidente ! J'aurais aimé avoir le courage de demander de l'aide, ne pas me courir après la queue pour réussir a l'école en même temps que de travailler pour donner tout mon argent à ma mère pour qu'on puisse survivre. J'aurais aimé que beaucoup de choses se passent autrement et que je puisse être en contrôle. Aujourd'hui , je suis forte, et jamais ma famille n'a été aussi unie. Mon père n'est pas revenu, et c'est la meilleure chose qu'il ait pu faire pour nous.
    Amélie Rochette